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Année 2011 - 2012
Voici le blog des étudiant(e)s  inscrit(e)s au DAEU de Paris 3 pour le cours d'histoire. Ce cours a lieu le jeudi de 8h à 10h.
Bon courage !
Guillaume Hoibian

ghoibianAyahoo.fr

Devoir maison

Devoir n°5

à rendre le jeudi 12 avril 2012

Etude de documents

Sujet : Pourquoi le processus

d'émancipation des peuples colonisés

devient-il irréversible après 1945 ?

 

devoir n°6 :

Sujet de composition : "La disparition

des empires coloniaux européens à partir de 1945"

ou

"Charles de Gaulle, chef d'Etat (1958-1969)"


  ATTENTION !

Il y aura cours samedi 5 mai 2012

 

Le dernier partiel aura lieu

jeudi 10 mai de 17h à 20h

=> salle 437 <=

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Bilan et mémoires de la 2nde GM en france

Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 10:48
Voici deux vieux extraits d'articles de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur (Nº2346, 22-28 octobre 2009). Chacun traite de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
  • Le premier est un entretien avec un historien (Jean-Pierre Azéma) qui décrit l'évolution de la perception des "années noires" en France. De quoi réaliser une bonne fiche pour réviser.
  • Le deuxième est un entretien avec un cinéaste allemand (Volker Schlöndorff) qui a eu du mal  à assumer sa "germanité".


En voici quelques extraits :

«Une mémoire moins manichéenne»

Jean-Pierre Azéma,
historien, auteur de nombreux ouvrages sur l'occupation

Le Nouvel Observateur. - Comment a évolué notre perception de l'Occupation en soixante-dix ans ?

Jean-Pierre Azéma. - A la Libération, la condamnation de Vichy a été sans appel, et l'épuration sévère, même si cela n'a pas été un bain de sang. Immédiatement, le récit s'est orienté vers une exaltation de la résistance militaire. «Vous n'avez désiré qu'une chose : continuer la guerre», avait simplifié de Gaulle dès son retour en France en juin 1944. L'histoire a changé dans les années 1950. Avec la guerre froide, le rôle des communistes dans la Résistance est mis entre parenthèses et l'on considère, derrière l'historien Robert Aron, qu'il y a eu deux Vichy : une première période «protectrice» jusqu'en 1942, puis un basculement coupable avec Pierre Laval, simple pion des occupants. Le retour au pouvoir de De Gaulle, en 1958, met fin à ce genre d'interprétation et redonne libre cours à la glorification de la France libre. Avec la disparition du Général s'ouvre une nouvelle ère, celle du retour des mémoires refoulées. A partir du film «le Chagrin et la Pitié» (1969) on relativise le caractère résistant de la population française. Les travaux d'historiens comme Robert Paxton décrivent une France largement pétainiste et attentiste pendant les premiers temps de l'Occupation. La mémoire de la Résistance se fragmente entre résistants de l'intérieur et gaullistes de l'extérieur. La question juive surgit. Grâce aux recherches de Serge Klarsfeld, et avec Auschwitz et la Shoah, elle est placée au centre du débat.
N. O. - Où en est-on aujourd'hui ?
J.-P. Azéma. - L'ouverture quasi complète des archives décidée par Lionel Jospin en 1997 a fait progresser la recherche. Désormais, les historiens sont attentifs aux mémoires communautaires et identitaires - récemment les «malgré-nous» alsaciens - qui ont pu s'exprimer. Mais ils les intègrent dans un tableau général. Quant à l'opinion publique, elle prend mieux en compte l'ambivalence de cette période symbolisée par le parcours d'un François Mitterrand, entre Vichy et Résistance. On pense la période de l'Occupation de manière moins manichéenne, et c'est un progrès.

 



Les débats de l'Obs
Les têtes contre le mur

Le réalisateur du «Tambour» publie de passionnants «Mémoires» et parle de sa double vie entre la France et l'Allemagne, de la chute du Mur et de la réunification

 

Né en 1939, Volker Schlôndorff est l'auteur de plus d'une trentaine de films
dont «l'Honneur perdu de Katarina Blum» et «le Tambour» (palme d'or à Cannes en 1979
et oscar du meilleur film étranger). Il vient de publier chez Flammarion
ses Mémoires : «Tambour battant».)


Le Nouvel Observateur. - En 1956, à l'âge de 16 ans, vous quittez l'Allemagne pour aller à Vannes, dans un internat jésuite. Quelle Allemagne avez-vous découverte en Bretagne ?

Volker Schlöndorff. - J'ai découvert avec surprise à Vannes des gens qui admiraient l'Allemagne pour sa littérature, sa musique... La première pièce qu'on a jouée au collège était «Siegfried», de Giraudoux. J'avais beaucoup de mal à m'identifier avec ce Siegfried dépeint par Giraudoux ! Et puis, au printemps 1957, j'ai vu avec tout le collège «Nuit et Brouillard» au cinéma de Vannes. Il faut bien se rappeler que ces images des camps étaient alors inconnues. Resnais a eu l'intelligence de filmer en couleur de longs travellings sur les clôtures des camps, comme des plans neutres, interrompus de temps à autre par un document. Le choc, et puis soudain les rails de chemin de fer. Voilà la deuxième image de l'Allemagne que j'ai reçue. D'une part, il fallait que je travaille «Siegfried» et, d'autre part, que je voie «Nuit et Brouillard». Et évidemment, quand on faisait des excursions, il y avait les bunkers en béton, et déjà un mur, celui de l'Atlantique. Tout cela alors que débarquaient en France les Volkswagen et les machines à laver Miele ! Puis, à Paris, j'ai commencé à militer avec les gauchistes contre la guerre d'Algérie, comme si ça me regardait, en distribuant clandestinement «la Question» d'Henri Alleg. C'était cela à l'époque, ma germanité. Jamais aujourd'hui on ne demanderait à ma fille, qui a 17 ans, de définir son identité allemande !


N. O. - Vous écrivez que «rien n'indiquait qu'un jour viendrait où j'abandonnerais presque complètement ma culture pour adopter celle de la France
V. Schlöndorff. - Cela vient du choc causé par «Nuit et Brouillard», et des débats que le film a provoqués. En fait, les élèves étaient beaucoup moins intéressés que leurs parents, qui tous me posaient des questions. Quand l'obstacle vous paraît insurmontable, la fuite est souvent la réaction la plus simple, et peut-être la plus saine. Et fuir, pour moi, c'était m'assimiler à un point tel que je ne serais plus allemand. Sans me rendre compte que c'est justement ça, qui est typiquement allemand, de vouloir s'assimiler. Aux Etats-Unis, à la fin du XIXe siècle, plus de 40% des immigrants étaient des Allemands, et ils n'ont laissé aucune trace de germanité aux Etats-Unis. Ils ont changé leur nom de Muller en Miller, de Schmidt en Smith, voilà. Au bout d'un moment, j'ai compris que plus je cherchais à m'assimiler, plus je redevenais allemand, et c'est là que j'ai décidé de faire des films. Déjà, quand je travaillais comme assistant, à Paris, je ne craignais pas de jouer les adjudants : si c'est ça que vous attendez d'un teuton, vous allez être servi ! Et passer pour un dur m'a rendu très populaire auprès des cinéastes ! Mon premier film, «les Désarrois de l'élève Törless», est très allemand, «le Tambour» aussi revendique une certaine sauvagerie. Cinquante ans après, tout cela me paraît limpide.


[...] - La suite - cliquez ici

François Armanet, Pascal Mérigeau
Le Nouvel Observateur



L'article sur Wikipédia présentant le film d'Alain Resnais, Nuit et Brouillard, son importance historique et la polémique qu'il a engendré - cliquez ici.

Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 10:46


Un compte-rendu du journal Le Monde à étudier en répondant aux questions suivantes :


Chapitre concerné : Bilan et mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France.


Questions :

1) Quel regard porte l'article sur la "vision héroïsée de la Résistance"  imposée par le général de Gaulle ? Quelles réalités déformées voire oubliées sont rappelées ?
2) Décrivez l'évolution de cette mémoire sous la IVème République ?
3) Qu'est-ce que le "paradigme victimo-mémoriel" ?
4) Sauriez-vous expliquer la phrase soulignée ?


Du " droit au souvenir " au " devoir de mémoire "

Olivier Wieviorka analyse l'impossibilité d'un discours consensuel, en France, sur l'histoire de la seconde guerre mondiale

lemonde , 26 février 2010

Qui furent les vétérans de la seconde guerre mondiale ? En 1919, la définition de l'ancien combattant prêtait si peu à ambiguïté que la France, reconnaissante à l'égard de tous ses poilus, alla jusqu'à verser une pension aux Alsaciens et aux Lorrains enrôlés comme citoyens allemands mais de retour dans le giron national. En 1945, en revanche, plus question d'unir l'ensemble des Français sous une allégorie aussi consensuelle que celle du " soldat inconnu ", constate Olivier Wieviorka, professeur à l'Ecole normale supérieure de Cachan, dans un passionnant essai intitulé La Mémoire désunie.

Quoi de commun entre ce qu'ont vécu un prisonnier de guerre, un résistant membre des Forces françaises de l'intérieur (FFI), un juif déporté, un civil bombardé, ou un Alsacien incorporé à la Wehrmacht ? Délicate équation, dont chaque gouvernement, depuis la Libération, dut soupeser chacun des termes. Sans parvenir à la résoudre, si l'on en croit la thèse d'une progressive " balkanisation de la mémoire ".
9782021014761
De Gaulle imposa toutefois, au lendemain du conflit, une " mémoire publique officielle " aussi consensuelle que possible. Soucieux en effet de " désidéologiser " le conflit et de rassembler ses concitoyens, le Général déploya une vision héroïsée de la Résistance - non sans contradictions. En parole, la " Relève " fut ainsi assimilée à une " immense déportation qui n'eut de volontaire que le nom " (selon la formule d'Henri Frenay), mais dans les faits, les requis du Service du travail obligatoire (STO) restèrent suspects aux yeux de l'opinion, et le pouvoir gaulliste reconnut le statut de résistant à ceux qui pouvaient se prévaloir de faits d'arme - critère auquel répondaient parfaitement les anciens de la France libre, mais beaucoup moins les Français ayant travaillé dans les services secrets britanniques ou engagés sur le territoire national dans les mouvements qui avaient " privilégié l'action civile ". De même, une distinction nette fut établie entre les déportés politiques (arrêtés pour fait de résistance) et les déportés raciaux. Un tel cadre organisait non seulement " l'oubli sur la majorité des souvenirs quotidiens vécus par les Français ", mais surtout le silence sur la singularité des souffrances vécues par les juifs.

Du héros à la victime

Olivier Wieviorka s'intéresse dès lors de près aux facteurs expliquant l'éclatement progressif de ce modèle initial. Privés de la légitimité mémorielle que se disputent les gaullistes et les communistes, les gouvernements successifs de la IVe République peinent à freiner les revendications corporatistes des associations. Les premières lois d'amnistie mettent en évidence de véritables noeuds de mémoire : à Bordeaux en 1953, " 14 Alsaciens dont 12 pouvaient être considérés comme des malgré-nous " sont accusés avec des SS du massacre d'Oradour-sur-Glane, condamnés, mais aussitôt amnistiés par le pouvoir qui recule devant les protestations de l'Alsace, suscitant alors la colère du Limousin.

Le principal bouleversement survient toutefois à partir des années 1970 avec le réveil de la mémoire juive : à la figure du héros se substitue celle de la victime. " Buchenwald symbolisait la réalité concentrationnaire. Auschwitz l'incarne dorénavant ", résume Olivier Wieviorka. De ce changement de régime mémoriel résulte une grande partie des débats contemporains sur la politique antisémite de Vichy, mais aussi sur le passé colonial de la France, par extension de ce que Johann Michel nomme le " paradigme victimo-mémoriel " dans Gouverner les mémoires (PUF, 224 p., 23 ¤). Là où ceux qui s'étaient battus pour la patrie bénéficiaient d'un " droit au souvenir ", ceux qui ont subi la violence de l'histoire opposent désormais un " devoir de mémoire ". L'accent mis sur le nouveau modèle diffusé par la Shoah prive toutefois la synthèse de Johann Michel de cette précision dont fait preuve à l'inverse Olivier Wieviorka, attaché à l'analyse documentée des politiques publiques et soucieux de préciser la chronologie établie par Henry Rousso dans Le Syndrome de Vichy (Seuil, 1987).

Mais si l'évolution d'une mémoire collective fluctue en fonction des changements de régime, on ne saurait toutefois en déduire que les hommes politiques peuvent influer à leur gré sur les souvenirs de l'opinion publique. Là est le principal intérêt de La Mémoire désunie. Issu d'un rapport commandé par la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives, l'ouvrage d'Olivier Wieviorka s'achève sur cette utile mise en garde adressée aux dirigeants tentés de confondre mémoire et propagande : " Loin de s'apparenter au viol des masses, la mémoire ne fonctionne que lorsque les thèmes diffusés incarnent les sentiments collectifs. "

 

Jean-Louis Jeannelle


WIEVIORKA Olivier, La Mémoire désunie, Le souvenir politique des années sombres, de la Libération à nos jours, Seuil, " L'univers historique ", 2010.

Pour aller plus loin :
Le compte-rendu des Clionautes : cliquez ici.

Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 10:45

Voici quelques éléments de réflexion pour préparer le cours sur le mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France :

Chapitre concerné : Bilan et mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France ?

Question : En quoi le contenu de cet article remet en cause le mythe résistancialiste construit, notamment, par le discours d'André Malraux ?

Les retrouvailles de la France libre


ENTENDRE un ambassadeur de France, du haut de ses 92 ans, traiter de " petit garçon " l'ancien secrétaire de Jean Moulin sous prétexte qu'il n'en a que 89, voilà qui fait un drôle d'effet ! A peu près autant que de voir un pilier de la France libre, aujourd'hui dans sa 94e année, se tourner vers un ancien président du Conseil constitutionnel de 87 ans pour lui confier ceci : sa " honte " à l'idée d'avoir mené une " vie de bureau " à Londres, pendant que l'autre risquait sa vie les armes à la main...

Stéphane Hessel, Daniel Cordier, Jean-Louis Crémieux-Brilhac et Yves Guéna : aussi fou que cela puisse paraître, ces quatre résistants de légende n'avaient jamais été réunis depuis un demi-siècle. Leurs retrouvailles ont eu lieu mardi 16 mars, dans un hôtel particulier du 7e arrondissement de Paris, à deux pas de Matignon. L'écrivain Régis Debray jouait les maîtres de cérémonie, dans un salon chargé de dorures, où une centaine de personnes s'étaient donné rendez-vous, parmi lesquelles l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, l'académicien Pierre Nora, le président d'Arte France Jérôme Clément, l'historien Jean-Noël Jeanneney, et la secrétaire d'Etat aux sports Rama Yade.

" La vieillesse est un naufrage ", disait le général de Gaulle. En écoutant ces quatre vétérans d'une armée des ombres chaque jour un peu plus clairsemée, on se disait plutôt l'inverse. Que le grand âge peut aussi rendre plus libre, plus lucide. Qu'il permet de dire des vérités tranchantes, sans les détours qui s'imposent quand on a encore la vie devant soi et une carrière à bâtir.

Bien sûr, tous les tempéraments ne sont pas également sensibles au doute. Yves Guéna, qui publia en 1982 ses mémoires sous le titre Le Temps des certitudes (Flammarion), était parfait dans son rôle d'ancien président de la Fondation Charles-de-Gaulle. En l'écoutant raconter que le Général n'avait jamais douté de la victoire, que le retour des partis à la Libération avait été une catastrophe et l'avènement de la Ve République une rédemption, on se disait que l'épopée avait encore de beaux restes. En face, ses trois compagnons firent presque figure de dangereux iconoclastes. Daniel Cordier - ceux qui ont lu son superbe Alias Caracalla (Gallimard, 2009) ne s'en étonneront pas - a décrit la déception qui fut la sienne quand, parachuté en France en juillet 1942, il vit dans quel état de désorganisation était la Résistance intérieure. Stéphane Hessel a confirmé, en chantant de sa belle voix ronde " Libération, c'est un foutoir... ", la ritournelle inventée à Londres pour railler le mouvement d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie...

Mais c'est Jean-Louis Crémieux-Brilhac, sans conteste, qui est allé le plus loin dans l'écornement du mythe. En rappelant les hiérarchies tacites qui régissaient les rapports au sein de la " famille spirituelle " des " Free French ", et en particulier le " dédain " des militaires pour ces " blancs-becs " de civils. En rappelant, surtout, combien la Résistance avait tardé à mesurer la singularité de l'extermination des juifs. A cet instant, sa voix, habituellement si ferme, s'étrangla. La légende, soudain, parut très loin. Et l'Histoire, d'un coup, terriblement proche.


Thomas Wieder, 19 mars 2010, lemonde

Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 10:39

Voici une proposition de plan détaillé pour le sujet travaillé en cours :

 

La France au sortir de la Seconde Guerre Mondiale.

I. Une France affaiblie
A. L'impact relativement lourd des combats (sur les plans humain et économique)
B. Une population qui reste divisée
C. Un empire colonial chancelant

II. Un vent de réformes dans une France souveraine
A. Les forces de la Résistance prennent la relève...
B. ... Appliquant un programme politique réformiste: le CNR...
C. .... Avec une forte volonté d'union: le Tripartisme
=> Naissance de la IVème République.

III. Une France appartenant au camp des vainqueurs
A. La France qui est, malgré tout, l'un des 5 grands vainqueurs (ONU...)
B. Une France qui se reconstruit relativement rapidement grâce aux Etats-Unis (Plan Marshall 1947)
C. Une France qui choisit son camp en 1947 (celui des EUA).

Conclusion: La France n'est plus une puissance mondiale après la Seconde Guerre mondiale. Elle occupe cependant une place importante, originale, particulière.
La page de la Seconde Guerre mondiale se tourne relativement rapidement mais elle laissera des traces dans les mémoires.

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